Kino se balade : Kino'00, aux origines

Vous le savez peut être, Kino est un mouvement mondial, initié par un groupe de montréalais en 1999. L’association bordelaise Kino Session s’est créée dans la continuité de ce mouvement et à envie de montrer aux bordelais ce qui se crée dans ce grand et beau réseau. Dès début 2017, nous avons donc décidé de projeter deux films “internationaux” lors de chaque Session (nos projections de courts-métrages).

Le film « Windex » réalisé par le metteur en scène québécois Kevin T. Landry fit parti des courts-métrages projetés lors de la 51ième soirée de Kino Session. L’occasion pour nous de présenter en détail la cellule Kino’00, créatrice du mouvement à Montréal il y a maintenant 18 ans.

Benoit Rodrigue, directeur artistique de Kino’00 nous en dit plus !

Benoit RodrigueBenoit Rodrigue 

 

Dans quel contexte le film « Windex » de Kevin T. Landry a-t-il été réalisé ?

Le film de Kevin a été réalisé dans le cadre de notre Micro Kabaret en association avec la BAnQ (Bibliothèques et Archives Nationales du Québec) en 2016.

Chaque réalisateur était jumelé à un auteur québécois, dans ce cas Kevin avait Simon Boulerice comme partenaire ! Le film est basé sur une courte pièce de Simon.

Que pouvez-vous nous dire sur le réalisateur, Kevin T. Landry ?

Kevin est un garçon au grand cœur. On peut toujours aller sur son épaule pour pleurer nos peines. Par bonheur, il a à cœur le secret de l’alcôve et jamais ne le trahira.

Aussi, il a étudié à L’Institut National de l’Image et du Son.

Vous concernant, quel est votre rôle dans Kino’00 ?

Je suis le directeur artistique, je suis donc responsable de développer les projets annuels ou spéciaux. Je travaille avec un comité artistique pour la sélection des participants à nos projets. Je suis aussi responsable de stimuler et d'appuyer nos membres dans leurs projets.

Depuis combien de temps faites-vous partie de l’association ?

Je suis membre Kino depuis 2005, mais je suis devenu actif en 2007.

Comment avez-vous connu l’association ?

J’ai connu Kino par un ami qui avait fait un Kabaret au Brésil avec eux et qui m’avait attiré avec l’idée de voyages exotiques. J’ai finalement été en Belgique et dans le nord de la France, là où quand il fait beau c’est mauvais signe, ça veut dire qu’il va pleuvoir.

Quelles étaient vos motivations pour rejoindre Kino ?

En 2005 c’était la démocratisation du médium vidéo.

À l’époque les institutions de cinéma faisaient un grand cas de la différence entre les films tournés en pellicule ou en vidéo. Il n’y avait pas vraiment de soutien pour les vidéastes, alors Kino était vraiment le centre principal des productions vidéos indépendantes au Québec. Pour moi, qui commençait à faire des films, c’était l’occasion idéale pour rencontrer d’autres artistes, d’avoir une aide à la production et surtout une diffusion en salle devant un public généreux.

Kino00

Projection des 18 ans de Kino

Quel est le fonctionnement de l’association ?

Kino’00 fonctionne avec un équipe permanente : une directrice générale, un directeur du développement, un directeur artistique et directrice de la coordination.

On a un membership, c’est à dire des membres réalisateurs qui paient une cotisation annuelle pour pouvoir participer à nos activités.

Combien de projections organisez-vous chaque année ? Dans quels lieux ?

On a près d’une vingtaine de projections par année.

Nous avons d’abord nos onze projections mensuelles à L’Astral, une salle de spectacle au centre-ville, ensuite nos 4 projections lors de notre Kabaret annuel pendant le Festival du nouveau cinéma ; notre soirée du temps des fêtes, Kinoël, une projection en plein air lors du mois de juillet et au moins deux projections pour nos Micro Kabarets.

En quoi consiste l'événement annuel Gala Kino ?

Le gala annuel de Kino sert à montrer à nos partenaires ce que nous avons fait à Kino pendant l’année et aussi à lever de l’argent pour notre fonctionnement. Pratiquement toute l’industrie du cinéma et de la télé québécoise y participe. Pour la soirée nous présentons six films faits pendant l’année à Kino, la soirée est animée par une personnalité publique et nous invitons un groupe de musique pour terminer la soirée.

StaffKino00

L'équipe de Kino'00

Quelle relation avez-vous avec vos collaborateurs et partenaires locaux ?

Nous avons un directeur du développement, Benoit Laplante, qui travaille d’arrache pied pour construire des partenariats avec l’industrie. Certains partenaires nous offrent de l’équipement, de l’argent ou des services pour nos activités. Kino fonctionne grâce à la générosité de nos partenaires ainsi que par l’aide gouvernementale.

Quelles sont vos interactions avec les autres cellules Kino dans le monde ?

En ce moment je crois qu’il n’y a pas assez d’interactions avec les autres cellules dans le monde. En devenant directeur artistique de Kino je me suis donné comme mission de renforcer la solidarité internationale entre les cellules de Kino. Mais nous continuons depuis des années à accueillir des kinoïtes étrangers à nos Kabarets et nous envoyons des kinoïtes Montréalais dans les kabarets internationaux.

Comment voyez-vous évoluer Kino’00 dans le futur ?

Je crois que Kino’00 gagnera en notoriété au Québec et sera plus reconnu par les médias et les organismes du milieu. Je crois que ce qui a été créé en 1999 est unique et devra être reconnu comme une institution dans l’histoire du Québec.

Sinon, possiblement faire des films dirigés par une intelligence artificielle sur des trépieds nucléaires dans l’espace, et filmer avec des caméras quantiques au laser. Les techniciens seront aussi des nano robots et les acteurs, des hologrammes.

 

Regarder le court-métrage:

 

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