Lumière sur... Ali Ilhan

Le KKIB est une pépinière de talents venus du monde entier. Aujourd’hui on a rencontré Ali Ilhan, réalisateur italien. Il nous raconte son parcours et ses motivations au Kabaret.

Qui est-il ?

Réalisateur professionnel italien, Ali a déjà réalisé un long-métrage, qui fut récompensé de 10 prix dans plusieurs festivals internationaux. Avec plusieurs court-métrages à son actif, il a décidé de se consacrer désormais aux longs métrages. En préparation de son second long-métrage, il revient au court-métrage spécialement pour le KKIB.

Il nous raconte !

Ali, explique-nous ton processus créatif

Je trouve une histoire qui marche, j’écris le script et trouve l’argent pour produire le film. Ce n’est pas facile de trouver un million d’euros.

J’ai écrit mon premier long-métrage tout seul. Maintenant je collabore avec des cinéastes italiens. Mais j’ai toujours besoin d’écrire pour moi-même ou de prendre part à l’écriture, sinon je ne me considère pas comme l’auteur de mon propre film. J’ai besoin de l’écrire pour vraiment me l’approprier.

Quel est ton premier film ?

Mon long-métrage est une production turque tournée en Italie et distribuée en Chine, en Turquie, à Londres, à New York, et à Rome. Mon producteur envoie ensuite le film à des festivals un peu partout dans le monde, si celui-ci est sélectionné je suis alors invité à y assister. J’ai ainsi remporté 10 récompenses dans différents festivals et au cinéma. Je suis actuellement en train de préparer mon second film, dans un timing de 3 mois.

Parle-nous de ton prochain film !

C’est une comédie romantique italienne. Une histoire d’amour naïve où une chanteuse qui était très connue dans sa jeunesse, a arrêté sa carrière après avoir rencontré un homme dont elle est tombée folle amoureuse. 40 ans plus tard, leur amour s’étiole, elle se demande alors si elle a bien fait d’arrêter sa carrière.

Elle prépare tout de même leur anniversaire de mariage, et ce jour là, de nouveaux voisins emménagent. C’est un couple, l’homme vend des voitures et sa femme est une prostituée dans le secret.

Un soir le couple entend les voisins faire l’amour à côté, et la chanteuse demande alors à son mari de faire l’amour à nouveau. A partir de ce moment là, elle va essayer de reconquérir l’amour de son mari, avec l’aide de la prostituée d’à côté. Mais son mari va tomber amoureux de la prostituée…

KKIB ? Et les personnes rencontrées sur le Kabaret ?

J’ai vécu mon premier Kabaret il y a 2 ans. Pour moi, ce sont les vacances parfaites : je fais ce que j’aime, mais dans un autre pays que le mien, avec d’autres gens que ceux de mon pays. Il y a deux ans, j’ai rencontré des gens fantastiques que j’aimerai inviter à Rome. Pour moi, c’est une amitié qui va durer. Ce sont des gens avec qui j’aimerai travailler un jour. Ce qui est bien cette année, c’est que je les connais bien maintenant, donc tout est plus facile ! 

Pourquoi es-tu revenu cette année ?

J’adore la ville de Bordeaux. À peine rentré du KKIB il y a deux ans, avec mon équipe on parlait déjà de revenir !

Ce qui est bien, c’est qu’il n’y a personne derrière moi à qu’il faut rendre des comptes. Pas de producteur qui met la pression pour récupérer son argent et faire des recettes. Ici, il n’y a pas de telle responsabilité, et c’est bien ça qui fait que : ”Kino has something special”. Ce qui me fascine, c'est aussi tous ces bénévoles qui participent avec une organisation digne d'un grand festival.

Ton avis sur le KKIB, la France et le public Français ?

J’ai vécu plusieurs projections dans différents pays du monde (Royaume-Uni, USA, Turquie, Chine…) mais la projection de vendredi soir était fantastique ! C’était VRAIMENT la meilleure que j’ai jamais vécue. J’adore le public français, il y a une bonne vision et connexion.

Il y a deux ans, le film que j’avais réalisé n’avait pas été projeté lors de la session. J’estimais que mon travail n’était pas fini, à cause du montage dont j’étais insatisfait. J’étais trop timide et stressé pour le montrer ! Maintenant, c’est plus facile pour moi, je suis conscient que si le travail n’est pas terminé, ce n’est pas la fin du monde. Je ne suis plus aussi stressé qu’avant à ce propos.

Justement, ce film là qui n’a pas été projeté à la session d’il y a deux ans a été projeté hier soir. J’aime la façon dont le public de la session d’hier soir a réagi.

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