Lumière sur Faouzi Boudjemai

 

faouzi

 

Chapelle, 17h22, H-4 avant la projection de son court-métrage « De mère en fille », Faouzi Boudjemai, cinéaste algérien, discute avec nous de ses souvenirs; de liberté; de ses premiers pas en tant que réalisateur à l’inauguration de Kino DZ Algérie. Comme d’habitude, on commence avec notre question préférée : 

 

Faouzi, quels sont les trois premiers mots qui te passent par la tête, là tout de suite ?  

Exposition; film; projection. 

 

Rapide et efficace ! Parfait. Bon, raconte-nous en un peu sur toi si tu le veux bien. Où vis-tu, que fais tu, Kino c’est quoi pour toi ? 

J’ai fait des études à l’école supérieure des métiers des arts du spectacle et d’audiovisuel d'Alger de 2007 à 2010 et je vis depuis à Paris où je partage ma vie entre études et tournages de différents courts-métrages et documentaires auto-financés et l’écriture de scénarii et de concepts publicitaires. Enfin bref, pas mal de trucs qui me plaisent bien. Le Kino, c’est une de mes activités parallèles que je chéris pour son originalité absolue. J’en fait depuis 2014 et je suis accro. 

 

Comment as-tu découvert le concept ? 

Par hasard je crois ! Attends, je n’ai pas envie de dire de bêtises… Oui, je me suis familiarisé avec les Kino Kabaret alors que je participais à un autre festival de cinéma au Québec. Kino se déroulait en même temps et j’ai donc mené ma petite enquête dont tu connais l’issue.

 

Belle issue ! D’ailleurs, comment tout ça a commencé ? Quel est le premier film que tu as vu ? 

J’ai grandit à l’époque de Van Damme, Rambo et Stallone alors fatalement, c’est leurs films qui constituent mes premiers souvenirs cinématographiques. Rambo, je l’avais regardé trois fois d’affilée quand j’étais enfant… !

 

Et le dernier ? 

Ah, c’est celui qui a gagné un Oscar l’année dernière. Un film avec un train, un enfant… J’ai beaucoup aimé. 

  

Quelle question aimerais-tu que je te pose maintenant ? 

(…) Je pensais ne pas avoir d’idées je t’avoue mais j’aimerai bien en dire davantage sur le court-métrage que je propose aujourd’hui ! 

 

Génial. Vas-y je t’en prie, je te pose la question !

« De mère en fille » est un film de femmes. Tu le verra ce soir, je viens tout juste de terminer l’exportation, tu as de la chance. Il est particulier selon moi car c’est la première de mes créations qui n’aborde pas les problématiques identitaires que j’étudie et explore en temps normal dans mes films. L’histoire est plus mystique et sentimentale. 

 

J’ai entendu dire que quelque chose se préparait du côté d’Alger, la ville où tu es né. Qu’est ce que c’est ?! 

Ahah ! Oui !! Je suis très fier de pouvoir annoncer à la projection ce soir l’ouverture d’une cellule Kino à Alger en Algérie. On l’a monté avec quelques personnes de l'association culturelle (théâtre et cinéma) El Nawraress implantée en Algérie depuis 18 ans. Pour l’instant, on a déjà organisé des Kino Sessions et des circuits photographiques; la suite va être mouvementée ! 

  

D’où t’es venu l’idée de te lancer ? Et surtout, parmi tous les formats d’évènements culturel qui existent, pourquoi spécifiquement le Kino ? 

Sincèrement, c’est grâce au Kino Kabaret International de Bordeaux auquel j’ai participé en 2014 que l’idée a commencé à mûrir. De tous les Kino que j’ai fait,Trouville, Montpellier, Paris, c’est ici que j’ai perçu une espèce de densité créative, des affinités et un élan maintenu au travers les années. C’est ça qui m’a motivé, m’a poussé a déployer l’aventure ailleurs tout simplement. 

 

Je trouve ça sublime. J’ai arbitrairement imposé un nouveau petit rituel à la fin de mes entretiens. Tu vas devoir choisir entre deux mots, tu es d’accord ?

 Oui !!

 

Cool ! Alors, c’est parti. Désert ou jungle ? 

Jungle.

 

Jour ou nuit ?

Jour.

 

Kino ou Kabaret ? 

Kino.

  

Chair de poule ou grosse sueur ? 

Chair de poule.

 

Bordeaux ou Paris ? 

Bordeaux ! 

 

Action ou vérité ? 

Vérité.

 

Partir ou revenir ? 

Revenir.

  

Satiné ou ébréché ? 

Ebréché.

 

 

Merci beaucoup Faouzi d’avoir pris le temps de discuter un peu avec moi. J’ai vraiment hâte de voir ton film ce soir, et puis aussi bien sûr de voir évoluer ta nouvelle cellule Kino à Alger ! Félicitations ! 

 

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