LUMIERE SUR IRINA LYTIAK

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On ne parle pas sans flamme ! Voilà le sentiment que mon entretien avec Irina m’a laissé. Irina est une actrice dont la nonchalance mélodieuse pondère le souffle brûlant de ses propos vifs. Elle vit à Lyon, vient d’Ukraine, mène sa vie dans toutes les autres qu’elle joue. Elle nous a accordé quelques minutes, entre une session de maquillage et un tournage. Ouverture :

Bonjour Irina ! J’aimerai, comme les deux autres participants que j’ai interviewé, que tu me dises très vite les trois premiers mots qui te passent par la tête en cet instant. Vas-y !

Amour; cheveux; vélo !

Je te croise souvent dans la Chapelle depuis le tout début de ce Kino. Tu à l’air super impliquée, toujours heureuse et motivée. Je me demandais, c’est ton premier ? Si non, tu en fais depuis combien de temps ?

Oui, j’ai participé aux trois sessions du KKIB 2017. Et oui, c’est aussi mon premier Kino et la première fois que je met les pieds à Bordeaux. Mes autres expériences en cinéma sont ailleurs, en Ukraine où j’ai tourné dans des téléfilms, des pubs,… et à Lyon également où je vis actuellement.

Je n’avais pas trop envie de te poser la question du « pourquoi le cinéma ? » alors je l’ai modifié un peu… Quels sont les éléments, peu importe de quels ordres, que tu parviens à isoler lorsqu’il s’agit d’expliquer ta perpétuelle persévérance dans le cinema ?

C’est simple. Jouer, c’est une drogue. Je retrouve une charge énergétique dans le jeu, une espèce de composition avec le hasard, et je suis accro. Trois ans c’est le plus longtemps que j’ai tenu sans ma dose de jeu. C’était quand j’étais en master d’informatique.

Vivre le jeu; jouer la vie; ou… ?

Jouer en vivant !

Jolie réponse. En tant qu’actrice, considères-tu que ta palette est large et tes outils nombreux ? Tu as des personnages favoris que tu aimes incarner ?

Le tout premier élément est le corps, ça on ne peut pas trop le changer, à part perdre ou gagner quelques kilos. Je travaille avec mon corps et je me souviens que durant mes premières années en France, j’adorais faire la blondes en improvisation. Comme je ne maitrisais pas encore vraiment le français, je pouvais jouer à ma guise sans contrainte de vocabulaire !

Depuis combien de temps vis-tu en France d’ailleurs ? J’avais oublié de te poser la question !

Alors, ça va faire ma troisième année à Lyon. Je n’ai pas décidé de venir ici. C’est une rencontre de 10 minutes à un café de Kiev qui a simultanément changé, cassé et enrichi ma vie. Je vis maintenant avec ce mec charmant à Lyon.

Quelle question aimerais-tu que je te pose ?

Si je ne serais pas par hasard disponible pour jouer dans le prochain long-métrage d’Almodovar ?!!

Pour finir, tu es déjà passé derrière la caméra ?

Oui ! Je me suis achetée une camera récemment et depuis, j’ai réalisé une vingtaine de reportages à propos d’artisans de marché. Mais ça ne remplacera jamais le jeu d’acteur !

C’était quoi le fil rouge de ces reportages ? Ca m’intéresse !

Le thème était : « C’est quoi le bien-être ? »

Du coup, c’est quoi le bien-être selon toi ?

Etre libre; faire l’amour; être bien dedans et à l’extérieur.

Irina, maintenant, si tu le veux bien, choisis la proposition qui te conviens le mieux parmi ces confrontations ! On commence…

Métaphorique ou littéral ?

Métaphorique, ça sonne mieux !

Passé ou futur ?

Futur.

Roses rouges ou blanches ?

Roses avec touches de rouges.

Blond ou brun ?

Brun.

Eclats de rires ou éclats de sang ?

Eclats de rires !

Chaud ou froid ?

Chaud, bien évidemment.

Hip-Hop ou Lindy Hop ?

Lindy Hop.

Nouvelle Vague ou vague à l’âme ?

Nouvelle vague.

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