Lumière sur Thibaut Frankel

 KINO 124

 

Aujourd’hui, Thibaut Frankel, réalisateur, tournait dans son appartement à Gambetta. Son court-métrage s’intitule « Smack my Bitch Up » et s’annonce être une création tout à fait exquise de suspense et d’action. On l’a suivi toute l’après-midi. Voici ce qu’il nous montre et ce qu’il nous dit. 

 

Les trois premiers mots qui te passent par la tête en ce moment même (Jour 2, 21h28 à la Chapelle, fond sonore varié) ? 

Copains (qui rigolent derrière); à fond; défi. Voilà, c’est tout simple mais c’est ça.

 

Tu as filmé cet après-midi; dis-moi en un peu plus pour ceux qui vont lire l’article. Tu t’es senti comment derrière la caméra ? 

Comme je viens de le dire, c’était un défi incroyable ! Normalement, en un jour, sur des tournages normaux, j’ai l’habitude de faire 40 séquences alors que j’en ai fait 6 aujourd’hui. Le Kino Kabaret est beaucoup plus technique, beaucoup plus minutieux notamment parce-que je me suis imposé une contrainte créative, celle des « sur-cadres ». Le jeu des lumières a aussi du être chorégraphié au centimètre près, surtout dans nos scènes de luttes…

 

Sinon, qu’est ce que tu fais dans la vie, à part le cinéma bien sûr ? 

Alors, c’est super compliqué cette question ! Je suis passé par pleins de métiers différents. J’ai fait des études longues dans une école d’ingénieur et pour être sincère, ça m’a vraiment fait ch*er. Ensuite, je suis devenu manager d’une usine LU et j’ai récemment débuté ma propre entreprise de foodtrucks. Eclectique.  

 

Si tu devais condenser l’expérience du Kino Kabaret dans le filtre d’une seule émotion, ce serait laquelle?  

C’est vraiment le fait de ne pas arrêter de bouger, le déplacement, la sollicitation constante je crois… Je dirais que c’est la vitesse, le sentiment de vitesse, d’absorption totale. Oui, c’est ça.

 

D’accord, du coup, est ce que tu y décèles un rapport avec ta poétique, ta manière d’envisager le processus de création de tes films ? 

Oui un peu. J’envisage le processus de création comme analogue à celui de l’apprentissage. Se laisser nourrir de connaissances nouvelles de manière continue, et presque inconsciente au final, c’est vraiment une des clefs de la création. Ça amène une espèce de spontanéité qui se nourrit d’elle même.

 

Quelle question aimerais-tu que je te pose ?

Pourquoi n’ai-je pas fais du cinéma mon métier ? 

 

OK. Pour finir, un petit quickie façon interview. Tu es prêt ? 

Yes

 

On commence. Hyperbole ou ellipse ? 

Ellipse.

 

Lumière ou ombre ?

 Ombre.

 

Rire ou larmes ? 

Larmes.

 

Godard ou Truffaut ?

On s’en fout.

 

Vin rouge ou blanc ? 

 Blanc. Et sec.

 

Suave ou acide ? 

Acide. 

  

Merci Thibaut, bon tournage demain matin. On retrouvera ton film « Smack my Bitch Up » à la projection dimanche soir au cinéma Jean-Eustache de Pessac. 

 

Merci à toute l’équipe du tournage. 

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