Session 52 : Focus sur les réals

Vinzi

Vinzi est un réalisateur québécois, dans la vie il est aussi cadreur, photographe et monteur. Son parcours dans la vidéo a commencé lorsqu’il prenait des cours de théâtre en 2003. Il a ensuite étudié les techniques liées au cinéma et à la télévision à L’INIS à Montréal, d’où il est diplômé en réalisation. Il a gagné en expérience dans différentes entreprises au Canada, notamment comme JRI (Journaliste Reporter d’Images) pour Bombardier avant de venir s’installer en France. « J’ai ensuite travaillé dans une boîte à Paris qui m’a permis de devenir Intermittent du Spectacle. C’est un statut qui n’existe pas au Canada, intermittent. Je trouve ça génial, ça devrait exister partout ».

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Tournage du film de Vinzi pour la Kino Session 52 - Crédit : Thibaut Frankel

 

C’est grâce à Kino’00, à Montréal, que le réalisateur a connu Kino. Tous les ans, il voyait des amis aller au Kabaret de Bordeaux et rêvait d’y aller. « Maintenant je vis à Bordeaux et je peux non seulement faire le Kabaret mais aussi participer aux sessions. »

Au cinéma, il est vraiment fan des « trucs absurdes ». « Un film que j’ai adoré c’est Anchorman mettant en vedette Will Ferrell. Un autre film que j’affectionne beaucoup c’est The Hangover ou encore Fear and loathing in Las Vegas. Bref, on peut dire finalement que je suis un bon public des films américains qui ont pour seul but de divertir.»

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Tournage du film de Vinzi pour la Kino Session 52 - Crédit : Thibaut Frankel

 

Quelque chose à dire sur les thèmes et contrainte pour les sessions ?

« Je vais être honnête, Kino Session a le don d’arriver avec des thèmes pourris. C’est mon avis, mais bon ça nous fait travailler et on doit se démerder pour trouver des idées par rapport à ça. »

Ok, Vinzi ! C’est bien noté !


Qu’est-ce que te motive à faire des films ?

« Ce qui me motive à tourner c’est les gens. Les rencontres que l’on peut faire sont géniales. En même temps, ça me permet de ne pas perdre la main en fiction. Quand je travaille, c’est soit du JRI, du reportage, des tutos, etc... Comme la fiction c’est ce qui me botte le plus, j’en profite pour me faire plaisir. »

Pour connaitre un peu plus l’univers du réalisateur : www.vinziproductions.com

 

 On a hâte de voir ta création à la projection!

 

Alexandre Clamens

Alexandre Clamens est professeur de mathématiques dans un collège de la rive droite, en banlieue bordelaise. Il a toujours travaillé dans l’Education nationale. « Les mathématiques, qui sont mon quotidien, pourraient me pousser à rester très cartésien, mais non. Depuis tout petit je me sens une âme d'artiste et j'ai toujours eu envie et besoin de m'exprimer sous diverses formes. J'aime écrire et manier les mots, j'ai d'ailleurs plus d'aisance à m'exprimer à l'écrit qu'à l'oral. »

Après 8 ans de chant lyrique et variété, un peu de danse hip-hop et quelques mises en scène, il est désormais comédien depuis 4 ans ; d'abord à l'Atelier du théâtre des Salinières à Bordeaux et désormais dans sa première troupe du théâtre. Ce n’est pas tout, car il est aussi un fin gourmet qui aime s’exprimer dans la confection de bons plats.

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Tournage du film d'Alexandre Clamens pour la Kino Session 52 - Crédit : Amanda Pinheiro

 

En se rendant sur ses tournages, on ressent clairement une attention spéciale de sa part et une sensibilité à l’égard des gens autour de lui.

« Se fondre dans un personnage pour l'incarner nous force à apprendre aussi de soi. J'ai ce besoin vital d'apprendre et d'avoir en permanence une connexion artistique. En résumé, j'aime être un peu touche à tout. Je me définis souvent comme étant épicurien et utopiste. »

Un grand admirateur des réalisateurs tels que Pedro Almodovàr, Xavier Dolan, Nani Moretti, Tim Burton, et les français Jacques Audiard et Maïwen, il s’identifie aux films comme Todo Sobre mi madre (Tout sur ma mère), La Journée de la Jupe de Jean-Paul Lilienfeld ou encore We need to talk about Kevin de Lynne Ramsey, il qualifie même ces deux derniers de « saisissants et époustouflants ».

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Tournage du film d'Alexandre Clamens pour la Kino Session 52 - Crédit : Amanda Pinheiro

 

Il a rejoint l’aventure Kino grâce une collègue de théâtre pour la session 44, et il en est ravi :
« C'était au Rocher Palmer. Je ne connaissais pas du tout et j'ai passé une soirée incroyable. J'ai adoré l'ambiance et la bienveillance régnant dans cette soirée, et le travail général était plutôt de qualité. Je me suis dit qu'un jour viendra où je me lancerai. Il m'aura fallu un peu de temps pour foncer mais on y est avec cette session 52, où je suis fier de présenter un travail fait dans une énergie de troupe absolument fantastique, porté par une énergie positive incroyable. J'ai eu la chance d'avoir une équipe à la fois sérieuse et efficace, une bande d’amis ».

 

Alors Alexandre, sérieusement, que penses-tu du thème et contrainte de cette session ?

« C'est justement parce que le thème est Bollywood que je me suis lancé. Les danses indiennes m'attirent si bien que j'ai toujours voulu en faire. Et puis c'était l'occasion de relier mes deux attirances artistiques que sont la comédie et la musique. Quant à la contrainte, à force de contorsions de l'esprit, je pense qu'on a plutôt bien réussi à la contourner tout en la respectant et sur différents niveaux de lecture. Et on retourne même grâce à cette contrainte aux origines des films bollywoodiens. Mais pour en savoir plus, il faudra visionner le film. »

 

On a hâte de voir le résultat, bonne route Alexandre !

 

Adèle, Julien, Guillaume et Théo

Pour cette session, on aura un film totalement animé ! Les artisans de ce stop motion sont Adèle Frostin, Julien Villeneuve, Chloé Villeneuve, Guillaume Labrador, Théo Couronne et Floriane Rivery.

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Tournage du film en stop motion pour la Kino Session 52 - Crédit : Amanda Pinheiro

 

Ils se sont connus grâce à des amis en commun et durant la dernière projection de Kino Session ils se sont motivés à faire un court-métrage « je trouve l’idée super chouette, sympa, très bonne ambiance et là on se dit : on va participer à la prochaine. » dit Guillaume qui est menuisier, bricoleur et fan de films atypiques et de science-fiction.

«On voulait produire une vidéo 100% faite à la main, la déco, les dessins, les personnages en carton, on a rien filmé, c’était du photo par photo et après du montage. En plus, c’est sympa de faire ça avec des amis qui sont dans le même univers, c’est à dire, tous un peu bricoleurs, dessinateurs, amateurs de création. Tout le monde a quasiment touché à tout sur ce projet.» dit Théo.

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Tournage du film en stop motion pour la Kino Session 52 - Crédit : Amanda Pinheiro

 

Adèle est responsable de communication pour une maison d’édition de bande dessinée, elle travaille pour une association qui fait de la diffusion de fanzines et est graphiste pour Kino Session, elle a confectionné les affiches des trois dernières sessions. «La contrainte « dans le noir » nous a fait penser à l’espace, en plus on aime bien, c’est délire !»

 

Julien, en train d’écrire les génériques sur un carton : « C’est bien de passer des moments comme ça, on découvre des choses ensemble, on essaye et on s’amuse ! »

C’est vrai que l’ambiance était plutôt bonne : des copains, un jardin au soleil, des bières, de la musique en fond et tout le monde qui met la main à la pâte !

 

Pour voir les films terminés, rendez-vous le 26 avril dès 19h30 dans le jardin de la Brasserie PIP, derrière les Vivres de l'art, pour la Kino Session #52!

 

Article réalisé par Amanda Pinheiro

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