Session 53 : Focus sur les réals

Yann Ar Branov


Yann a réalisé son premier film en 2012, dans le cadre de la Fête de la science comme médiateur scientifique. «C’était vraiment très amateur ! Un camescope, un film muet parce que c’est plus facile... Puis j’ai connu Kino et j’ai commencé à en faire, à apprendre en faisant. J’ai aussi réalisé d’autres films, en plus de Kino. En ce moment, je tourne un court-métrage d’un quart d’heure environ, et pour cette session, j’ai réalisé un petit film expérimental, avec les moyens réduits au minimum. » Raconte le réalisateur, aussi comédien de théâtre et de cinéma.

Yann a commencé son aventure à Kino Session en 2013, emmené par un amie, où il s’est présenté uniquement pour jouer. C’est après avoir assisté à un tournage que l’envie de produire son propre film lui est venue.

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Image extraite du film "Les Piscines d'oxygène", de Yann Ar Branov pour la Kino Session #53


Concernant le Cinéma, il lui est difficile de choisir son film préféré, il aime plusieurs styles « J’ai au moins dix films préférés, j’ai un mal fou à répondre !» rit-il. « J’aime autant le film noir, le thriller, la science-fiction, que les bonnes comédies et les films d’action, tout dépend du moment ! Pareil, en réalisation et en jeu, c’est à chaque fois différent.»

« Bipolaire », « sous l’eau », qu’est-ce que tu as pensé du thème et de la contrainte ?

« Ce thème et cette contrainte m’ont parlé tout de suite, car même si je dis que c’est toujours différent, il y a des motifs qui reviennent. En l’occurrence, le motif de l’eau me plaît beaucoup. C’est amusant, d’ailleurs, parce que l’autre film que je réalise en parallèle aurait pu correspondre à ce thème et cette contrainte ! Peut-être même est-ce que ça aurait donné quelque chose de plus compréhensible que ce que je présente, parce que là... Disons-le franchement : le but n’est pas de le comprendre ! »

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Image extraite du film "Les Piscines d'oxygène", de Yann Ar Branov pour la Kino Session #53


Pour lui, la motivation pour réaliser un film vient justement de la diversité : « C’est toujours différent ...’Comment ça je l’ai déjà dit ?’ En fait, c’est vrai, ça dépend vraiment du type de projet. Parfois, c’est juste pour se marrer, faire une connerie. Parfois, c’est pour essayer de créer une atmosphère, parfois c’est pour aborder un sujet précis... Mais là aussi, ça se mélange souvent. Mais ce n’est jamais vraiment défini clairement : on fait un film parce qu’on en a envie. On fait un film avant tout pour le faire, pas premièrement comme un moyen pour autre chose. Parce que j’aime ça ! »

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Image extraite du film "Les Piscines d'oxygène", de Yann Ar Branov pour Kino Session #53

 

Pour découvrir son travail : yannbranov.com 

 

Manon Sultana et Anne Lucie Dumay

 

Bientôt diplômée d’un Master en anthropologie sociale parcours santé, migrations et médiation à Bordeaux, Anne Lucie Dumay prépare un documentaire sur la transidentité (personne dont l’identité est transversale aux deux sexes) destiné à la Quinzaine de l’égalité.

Manon Sultana a, quant à elle, obtenu un master en production dans l'audiovisuel et est en service civique dans une boite de production et agence créative bordelaise.

Est-ce que c’est l’amour qui leur a fait découvrir Kino Session ?

Anne Lucie : « J'ai connu Kino grâce à ma copine, qui m'a emmenée à une diffusion à l'Iboat lors de nos premiers rencards. Elle présentait son 3eme court-métrage, j'étais hyper impressionnée. »

Manon : « C'est moi la copine, pour moi c'est avec le master que j'ai découvert le cinéma et que je voulu tenter ma chance, c'est ça Kino. »

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Image extraite du film "Quand moi et moi" pour la Kino Session #53
de Anne Lucie Dumay 
(Actrice et Scénariste) et Manon Sultana (réalisatrice)


Sur grand écran, elle sont fan de Laurence Anyway de Xavier Dolan : « C'est sa manière de traiter des sujets très sensibles, et intimes avec un réel esthétisme qui nous touche énormément. C'est l'idée que beauté et profondeur ne sont pas incompatibles ».

Avec le thème et la contrainte de cette session « bipolaire » et « sous l’eau », est-ce que vous avez trouvé le challenge difficile ?


Anne Lucie : « Le thème m'a tout de suite rappelé mes années d'études en psychologie et mes cours sur la bipolarité évidement. Ça m'a inspiré assez rapidement et j'ai écrit une première version. »

Pourquoi faire des courts-métrages ?

« Tout le monde a quelque chose à dire. À chacun de trouver de quelle façon il/elle veut le partager. »

 

Article réalisé par Amanda Pinheiro

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