Les volontaires de l'EPIDE parlent de Kinorama

Lors de la semaine Kinorama, six volontaires de l'Épide et un de leurs encadrants sont venus nous rendre visite. Un mois plus tard, nous avons retrouvé trois d'entre eux - M. Soukhan, 23 ans, M. Laurent, 20 ans et M. Morin, 18 ans - pour qu'ils nous racontent leur expérience.

 

Pourriez-vous nous présenter l'Épide en quelques mots ?
Ça signifie Établissement Pour l'Insertion Dans l'Emploi. C'est une structure pour les jeunes entre 18 et 25 ans qui cherchent une formation ou un boulot. Il y a des cours généraux comme les maths ou le français et des stages, des formations en alternance, etc. L'idée c'est de découvrir nos qualités pour établir un projet qui mène à l'emploi. L'Épide peut aussi nous aider à passer le code, le permis ou des diplômes si c'est adapté au métier qu'on veut faire.

 

Vous êtes tous internes ?
Oui, on est à peu près 150 et on est tous internes la semaine. On ne rentre chez nous que le week-end. On fait des séjours de 2 à 24 mois maximum selon nos besoins et si on fait des conneries ou pas!
C'est quand même d'inspiration militaire, il y a un couvre feu, nos chambrent sont contrôlées, on se déplace en formation et il y a même une dizaine d'encadrants qui sont d'anciens militaires (sur 58).
Mais on a de bons rapports, on voit vraiment qu'ils sont là pour nous aider et du coup on vit dans un climat de confiance.

 

D'où est venue cette idée de collaboration avec Kinorama et comment s'est-elle orchestrée ?
Ronan Le Letty (encadrant sur le partenariat) : L'objectif était de leur faire découvrir les différentes phases et étapes de la construction d'un film. Qu'ils réfléchissent au-delà des images qu'ils voient au cinéma ou à la télé. Ils ont d'ailleurs découvert que ce n'est pas aussi facile que ce qu'on imagine. Nous voulions aussi leur faire rencontrer des réalisateurs et les personnes qui s'occupent de l'éclairage, du son, etc. Ce sont des métiers difficiles mais nous sommes aussi là pour les ouvrir à autre chose. Et enfin, nous les incitons à se créer un réseau le plus large possible, aujourd'hui c'est une clé indispensable pour trouver un emploi. Donc nous les menons hors des murs de l'établissement pour qu'ils rencontrent des gens qui connaissent d'autres personnes et ainsi de suite.
La Directrice de l'insertion professionnelle a donc contacté Marine (la vice-présidente de Kino Session) qui nous a fait remplir un dossier et c'est comme ça que l'aventure a débuté.

 

Qu'avez-vous fait et vu pendant Kinorama ?
M. Soukhan : On est allé sur un tournage avec des zombies ("

" de HC Prod). On a même fait de la figuration pour les zombies !
J'ai remarqué que sur le premier tournage on pouvait parler alors que sur le deuxième il fallait faire le silence complet (il n'y avait pas de prise de son sur le premier tournage, tout a été ajouté en post-production pour créer un effet décalé).
Et j'ai appris qu'un tournage ça coûte cher! Il a fallu une boite entière de glaces pour tourner un plan (le plan de la glace qui tombe). Il fallait le refaire à chaque fois car ça n'allait pas !

M. Laurent : Moi j'ai appris que chaque scène peut-être être faite différemment ; en mécanique, en gros plan, avec un autres angle... On ne pense pas à ça d'habitude. Et pis c'est long, il faut faire et refaire les prises, il faut être patient pour faire du cinéma !

M. Morin : Je ne pensais pas que c'était si compliqué au niveau des autorisations. Sur un des tournages, le propriétaire contrôlait pas mal, ils ne pouvaient pas faire ce qu'ils voulaient et du coup ça a un peu perturbé le tournage.
Et j'ai aussi appris que le faux sang c'est pas bon! (Rires)

 

Et qu'avez-vous préféré ?
M. Morin : C'était amusant de se faire pomponner, on se prenait pour des stars!

M. Soukhan : Être sur le tournage des zombies, c'était marrant.

M. Laurent : Être devant et derrière la caméra. Je me suis vu mourir, c'est trop bizarre! Et j'ai été épaté par la post-prod d'Hugo, c'est impressionnant le résultat final quand on a vu le tournage.

 

Est-ce que ça vous a donné envie de recommencer ?
M. Morin : S'il n'y a pas besoin de boire du sang oui !

M. Laurent : On voit les choses différemment, ça donne envie d'en refaire.

Ronan Le Letty : C'était vraiment une bonne expérience, les jeunes ont adoré et l'ambiance est vraiment super. Pourquoi pas participer à nouveau et même faire un Kino!...

 

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